23 janvier 2012
Daniel Domenge - Patchwork (2008)
En 2009, j’avais eu l’occasion d’écouter un morceau du disque sans trop m’y attarder, quelle erreur ! Pour les amateurs de Smooth Jazz comme moi, cet album de Daniel Domenge est un véritable bonheur, tant par la qualité du son que par l’interprétation grandement maîtrisée. L’artiste a travaillé dans son studio, aidé pour cela par ses amis musiciens (claviers, batteries,…). Il a ensuite finalisé l’œuvre avec le batteur et producteur Reynald Evraux (mixage et maîtrise du son). Le résultat, salué par la critique (plus aux US qu’en France) est vraiment concluant.
Daniel Domenge est un guitariste français basé à Montpellier. Influencé par George Benson, Lee Ritenour, Larry Carlton, Pat Metheny et surtout par l’incontournable Chuck Loeb, l’artiste nous avait concocté, à l’époque, un album réalisé en France avec tous les ingrédients nécessaires pour faire un bon Smooth Jazz à l’américaine mais pas trop, car Daniel a su mettre en évidence une petite touche personnelle qui fait la différence avec les productions américaines. Tant mieux, me direz-vous, il faut bien que les frenchies s’affirment !
L’album comporte de belles mélodies et des arrangements musicaux de premier ordre, le travail est soigné et les boucles bien pensées. Bref, tout ça pour dire que le musicien n’a rien à envier aux pointures du Smooth qui évoluent outre atlantique, il peut rivaliser sans complexes non seulement pour sa qualité de guitare, mais aussi pour ses arrangements et son style très adapté. A quand le prochain disque ?
N.B. Daniel a même eu droit à un article de Sandy Shore, une des références en la matière.
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14 janvier 2012
Jeff Golub - Temptation (2005)
Pour son premier album chez Narada et sa première collaboration avec le producteur Paul Brown, le guitariste natif d'Akron dans l’Ohio s’exprime avec éloquence et sans chichis. Le travail est toujours nuancé, le son impeccable, comme à son habitude, malgré quelques arrangements parfois inutiles pour le commun des jazzmen, mais bien sympas pour nous pauvres Smoothjazzmen. Normal, me direz-vous, pendant son bref passage chez Narada (deux albums), sous l’influence de Paul Brown, l’artiste a intégré une petite touche groovy à son travail, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi de vous présenter « Temptation ». Avant de devenir un guitariste indépendant, Jeff Golub joua de nombreuses fois pour des stars du rock et de la pop et, en particulier, avec Rod Steward, de 1988 à 1995. Influencé par Wes Montgomery (comme beaucoup), souvent encensé par la critique, Jeff est devenu au gré des albums « LE » guitariste au son bluesy du Smoothjazz, il suffit d’écouter ses autres disques pour s’en convaincre. Par ailleurs, en 1994, Jeff créa le groupe "Avenue blue", avec une particularité, les musiciens qui l'accompagne ne sont jamais les mêmes et cela quelque soit la représentation (albums, scène,...). Ce mode de fonctionnement, pas toujours facile à mettre en œuvre mais qui s'exerce parfois dans d'autres courants musicaux, a eu pour effet d'apporter singularité et fraîcheur.
PS. Merci à Boswell69 pour la pertinence des tracks postées sur Youtube.
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07 janvier 2012
Soundscape UK - Uptown Groove (2000)
Le groupe britannique Soundscape UK nous fait revenir au mouvement acid-jazz apparu en Angleterre au milieu des années 80 et malheureusement un peu oublié. Pourquoi Soundscape UK ?...tout simplement parce qu'il fut l'un des quelques groupes dans le style (avec Down to the bone, Incognito, Duncan Millar, Rony Jordan, Praful, Count Basic, Brian Tarquin et j'en passe...) à percer aux US et surtout à s'imposer dans la quasi totalité des radios Smoothjazz outre-atlantique de l'époque. Le groupe composé de Chris Bangs (leader-producteur) et Paul Weller avait réussi à se démarquer dans un registre typé Urban Groove façon british style et smoothjazz sur un beat funky constellé de soul. Enregistré à Londres et à New York de l'été 1999 au printemps 2000, Uptown Groove est le premier album du groupe à sortir un peu de l'acid jazz, mais aussi leur dernier connu à ce jour.
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28 décembre 2011
Bobby Lyle - Hands On (2006)
Bobby Lyle est un pianiste de jazz qui depuis le début des années 60, dès l'âge de seize ans, a roulé sa bosse dans la plupart des studios et scènes jazz US, et bien au delà. Après avoir fait des apparitions sur les disques de George Benson, accompagné Al Jarreau, travaillé avec Anita Backer et le saxophoniste Gerald Albright, l'artiste a développé une carrière solo pour s'orienter, sur le tard, vers le Smoothjazz. "Hands On", sorti en 2006, est son dernier disque connu. Dans cet enregistrement, Bobby met à profit sa longue expérience musicale quelque peu éclectique. Il sait parfaitement interpréter un jazz funky moderne avec des émotions plus classiques ou alors, distiller ça et là des pincées de saveurs latino-américaines ou encore, tout simplement, déposer délicatement des tranches de douceur façon R&B, en collaboration avec le chanteur Peabo Bryson, sans oublier le beat funky irresistible qui parcours le disque pour nous rappeler, à tout moment, le style résolument smoothjazz.
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02 décembre 2011
Matt Marshak - Family Funktion (2009)
Natif de Log Island, Matt Marshak fait figure de jeune briscard dans le monde du SmoothJazz. Dès son arrivée sur la scène jazz New-Yorkaise, Matt a gravi les échelons avec une facilité déconcertante. Alors qu'il était encore à l'école, le guitariste a présenté une de ses maquettes à une radio spécialisée qui n‘a pas hésité à passer l‘enregistrement le premier jour, en prime time. Dans la foulée, il a remporté le titre de meilleur nouvel artiste Smoothjazz. D'ailleurs, depuis son premier album en 2001 et malgré un léger passage à vide (2002-2003), Marshak est toujours resté sur le devant de la scène.
Avec "Family Funktion", son cinquième album, l'artiste, accompagné (entre autres) du saxophoniste britannique Shilts, nous livre un disque bien travaillé qui allie Smoothjazz et r&b avec, malheureusement, quelques reprises pas toujours très inspirées. Néanmoins, grâce au talent reconnu du producteur Carl Burnett (Larry Carlton, Boney James, ...), l'album suscite un certain intérêt, les compositions aux styles parfois différents oscillent entre Jazz, funk et même Hip-Hop, avec, de temps à autre, quelques mélodies relaxantes et bien sympathiques.
N.B. Je vous conseille d'écouter son dernier disque sorti cette année et salué par la critique : URBAN FALKTALES. Le style est très différent, bien plus original, plus smoothie mais moins jazzy. ça plane pas mal !
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25 novembre 2011
Acoustic Alchemy - Roseland (2011)
Bon, vous avouerez que pour présenter le dernier album du groupe Acoustic Alchemy je ne me suis pas trop fatigué puisque j'ai récupéré les commentaires que j'avais écris en décembre 2010 concernant l'album "The beautiful Game". Pour tout vous dire, je ne suis pas un grand fan de la formation britannique. Malgré tout, je respecte le travail toujours soigné et cool à souhait. Pour moi, le morceau présenté est de loin le meilleur du disque qui d'ailleurs n'est pas aussi diversifié que les précédents, dommage !
A écouter au coin du feu !
Acoustic alchemy est un groupe anglais créé en 1980, initialement par Nick Webb et Simon James. Au début des années 80, ce style de musique n'était pas très populaire outre-manche, les seules références venaient des US. Après le départ de Simon James et l'arrivée du guitariste Greg Carmichael, le nouveau couple enregistra une bande son qui, plus tard, passera en boucle sur les vols de Virgin Atlantic à destination et en provenance des États-Unis. Six semaines après avoir envoyé une maquette chez MCA, à Nashville, le groupe fut appelé pour enregistrer son premier album "Red Dust and spanish Lace", sorti en 1987. La consécration arriva après la signature chez GRP Records, le célèbre label de jazz contemporain qui fut, à l'époque, une référence et l'un des pionniers du Smoothjazz aux états-unis. Depuis lors, les succès s'enchaînent avec plus ou moins de réussite. Après la mort de Nik Webb, Greg, fit de profonds changements, aidé pour cela par Terry Disley (pianiste de San Francisco) et Richard Bull (membre du célèbre groupe anglais, Incognito). "The Beautiful Game" fut le premier disque sans le créateur du groupe et certainement l'un des meilleurs albums des Alchimistes de l'acoustique. Les expérimentations et la diversité furent des éléments déterminants, les enregistrements commencèrent à prendre plus de consistance. Au milieu des années 2000, l'arrivée de musiciens d'expérience (ex : Incognito et Down to the bone) et le passage de stars du smoothjazz comme Rick Braun apportèrent la consécration bien méritée.
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21 octobre 2011
Artiste : Richard Elliot - Album : In the zone (2011)
Pour ses 25 ans de carrière en solo, Richard Elliot rend hommage aux artistes qui lui ont servi de référence à ses débuts. Ainsi, pour façonner son album, l'écossais, ancien saxophoniste du groupe "Tower of power", s'est largement appuyé sur le travail de légendes du Smoothjazz telles que Bob James, Grover Washington.jr et David Sanborn. Subtil mélange de jazz-funk et de rétro-soul, "In the zone" reste néanmoins assez proche de ses compositions précédentes, on ne va pas s'en plaindre. Pas moins de 9 enregistrements ont été écrits par Richard Elliot et co-produits par l'incontournable Jeff Lorber. Le Sax-ténor est un joueur passionné, emporté par ses envolées lyriques souvent improvisées avec une facilité déconcertante. Victime de son manque d'originalité, de spontanéité et de passion, le jazz contemporain a un peu perdu de sa superbe ces dernières années. A côté de cela, des artistes comme Richard Elliot continuent leur petit bonhomme de chemin, parfois à contre courant, avec une bonne dose d'innovation et un brin de fraîcheur, faisant fi des critiques acerbes qui émanent des puristes. Non, le jazz-funky n'est pas mort, d'ailleurs aux US, il est même redevenu tendance ces derniers temps.
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24 septembre 2011
Artiste : Down To The Bone - Album : The Main Ingredients (2011)
Rescapé du mouvement Acid Jazz, qui prit son essor dans les années 80, Down To The Bone est un groupe de jazz funk soul dans la plus pure tradition britannique. Depuis le milieu des années 90, Stuart Wade et sa bande, à l'instar du groupe Incognito, apportent un brin de fraîcheur funky sur la scène jazz groove aux Etats-unis et en Angleterre, même si au fil du temps, le style s'est un peu fondu dans un jazz dit commercial. Avec Main Ingrédients, le groupe retrouve, comme le suggère le titre, les principaux ingrédients qui ont fait son succès.
La recette : Sur la base d'un funk à l'ancienne, sans vouloir faire de l'ombre aux autres instruments et en particulier, la batterie et le piano, vous mettez une pincée de cuivres et la basse omniprésente de Julian Crampton et vous avez Down To The bone, avec parfois un peu de vocal...Et comme le dit Stuart Wade, un plat bien funky groovy qui ravigote les papilles des amateurs du genre.
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10 septembre 2011
Artiste : Special EFX - Album : Party (2003)
Le groupe Special EFX fut fondé en 1982 par Chieli Minucci (guitariste de jazz contemporain, compositeur, arrangeur et producteur new-yorkais) et George Jinda (batteur et percussionniste Hongrois). En 2001, à la disparition de George Jinda, Chieli a continué seul l'aventure. Pour ce deuxième disque en solo, le guitariste a entièrement composé toutes les pistes qui combinent un jazz electro aux saveurs funk et un dance-floor groovy entraîné par le saxophone de David Mann. Considéré aux US comme un surdoué de sa génération, l'artiste sait pratiquement tout jouer, il suffit d'écouter sa discographie pour s'en convaincre. Entouré d'un halo musical distillé par un père compositeur classique et pianiste de concert, conjugué à l'ambiance bien particulière du Queens, où il a grandi, le jeune Chieli avait tout pour réussir, se forger une solide réputation de musicien créatif et, jouer un rôle clé dans l'évolution et le rayonnement du smoothjazz. Aujourd'hui, avec pas moins de 25 disques au compteur et plusieurs propositions aux Grammy Awards, Special EFX est considéré comme l'un des groupes les plus éminents du monde de la fusion et du jazz contemporain. Parfois, il m'arrive de discuter avec Chieli sur le net et j'avoue être assez admiratif devant tant de modestie et de gentillesse.
N.B. Pour ce disque, assez différent des précédents, Chieli a voulu montrer, en composant lui-même l'ensemble des enregistrements, qu'il pouvait être bien plus qu'un excellent guitariste.
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02 septembre 2011
Artiste : Pete Gitlin - Album : Full circle and the great temptation
Pete Gitlin, guitariste compositeur, combine jazz et funk avec quelques pointes de fusion, certes parfois aseptisées, je le conçois, mais néanmoins agréables à écouter et bien huilées. Arrivé sur le tard dans le petit monde du Smoothjazz, Gitlin joue de la guitare dans des groupes de rock, funk et fusion depuis son adolescence. Il fut, par la suite, le directeur commercial et vice-président d'une boîte spécialisée dans le développement de l'énergie verte à Boston, classée parmi les 500 plus importantes au monde. En avril 2007, il a tout abandonné pour se consacrer uniquement à sa passion, la guitare jazz (C'est l'Amérique !). Influencé sur le tard par Lee Ritenour, Larry Carlton, Pat Metheny et Miles Davis, le guitariste n'a eu de cesse, depuis lors, de repousser ses limites, d'explorer de nouveaux horizons et d’insuffler son empreinte en studios et sur scènes. Aujourd'hui reconnu par ses pairs, l'artiste joue désormais avec des pointures telles que Jeff Kashiwa, Mel Brown, Michael Browning, le saxophoniste Dominic Amato et bien d'autres. Depuis sa nouvelle orientation professionnelle, Pete Gitlin est basé à Phoenix, au soleil.
Si vous passez dans l'Arizona, n'hésitez pas à descendre au restaurant Pita Jungle de Chandler, dans la banlieue de Phoenix. Pete Gitlin s'y produit tous les jeudis, entre 19h et 22h. 1949 W. Ray Rd.
Chandler, AZ 85224
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28 août 2011
Artiste : Paul Brown - Album : Up Front
Pour moi, Up Front (son premier disque solo), The City et White sand, sortis respectivement en 2004, 2005 et 2007, sont les meilleurs albums de Paul Brown. En tout cas, ils sont, à mon avis, bien meilleurs que son dernier disque (Love you found me). Le problème avec les musiques qui naviguent entre plusieurs eaux comme le Smoothjazz, c'est que bon nombre d'artistes, influencés par leurs maisons de disques, ont tendance, pour toucher un plus large public, à orienter leur travail vers les phénomènes de mode au détriment du Jazz. Le dernier disque de Paul Brown, présenté dans ce blog, n'échappe malheureusement pas à la règle. Que dire de Paul Brown ?...Il est aujourd'hui, avec Chuck Loeb, le guitariste producteur le plus prolifique et peut-être le plus influent du Smoothjazz. Grammy awardé à plusieurs reprises, les stars de la pop se l'arrachent à tour de rôles.

http://www.smoothjazzfestival.de/?lang=en
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21 août 2011
Artiste : Joyce Cooling - Album : Keeping Cool
Joyce Cooling est une guitariste, chanteuse et compositeur basée à San Francisco. Elle a joué avec des géants du jazz tels que Stan Getz, Joe Henderson, Charlie Byrd et enregistré des disques avec Lee Ritenour et Al Jarreau. Malgré une discographie plus récente et plus Smoothjazz, j'ai choisi de vous présenter Keeping Cool, sorti en 99. Sur cet album, Joyce affiche une polyvalence et une aisance que je n'ai plus jamais retrouvé sur ses enregistrements ultérieurs, le changement de rythmes et les accompagnements de voix, tout en douceur, sont des signes distinctifs de l'artiste. Subtils mélanges de Jazz-Funk Groovy parfois agrémentés d'une pointe de blues ou d'un style de guitare quelque peu Bensonien, les enregistrements, sans grandes prétentions, s'écoutent malgré tout avec plaisir. De l'avis de bon nombre de spécialistes, elle est, à ce jour, la guitariste la plus en vogue de la scène jazz US.
Vous pouvez également écouter :
This girl's got to play avec Expression, l'un des meilleurs morceaux de l'artiste (2004)
Revolving door (2006)
Global cooling (2011)
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18 août 2011
05 août 2011
Artiste : Tom Braxton - Album : Endless Highway
Contrairement à certains saxophonistes du moment, qui nous sortent des enregistrements langoureux et insipides, Tom Braxton a eu la clairvoyance d'assimiler soul, funk et R & B dans ses compositions. Musicien d'expérience, Tom joue du saxophone ténor, alto et soprano, et il est à l'aise sur chacun d'eux. Dans "Endless Highway", sa force vient du fait qu'il est capable de bien gérer les boucles et les arrangements de cuivres. L'intensité du premier morceau est un signe avant-coureur de ce qui va suivre, et de fait, le disque garde ce rythme et cette puissance pratiquement jusqu'à la fin. D'ailleurs, il suffit de lire les critiques pour se rendre compte que le gars a fait mouche. "Endless Highway" a été élu disque Saxophone de l'année 2009 pour son côté novateur par les magazines et radios spécialisés aux US. "Open road", ici présentée, sort un peu de l'ordinaire, colorée avec des saveurs Groove orientées urban jazz, la composition réglée au mini mètre et huilée à la perfection, ne peut laisser indifférent. Que dire sur Tom Braxton ?...Qu'il est avant tout l'un des saxophonistes les plus prolifiques du Smoothjazz. Fils d'un saxophoniste de jazz (ça aide !), Tom a côtoyé, dans son enfance, pratiquement toutes les légendes du jazz de l'époque, Lester Young, Miles, Coltrane, Charlie Parker, Stitt, Getz, Ben Webster, Coleman Hawkins et bien d'autres. Au fil des années, Braxton a partagé la scène avec de nombreux artistes bien connus du Smooth, comme Dave Koz, Rick Braun, Jeff Golub ou Peter White mais aussi de légendes comme Aretha Franklin et Marcus Miller.
Arthur Dyer chante "Highway Ventura", chanson à succès de l'Amérique de 1972
N.B. Sur Youtube, vous pouvez également écouter "Endless Highway", plus funky et "Soul Purpose", plus classique mais ô combien sympathique.
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30 juillet 2011
Artiste : Cindy Bradley - Album : Unscripted (2011)
Avec trois nominations lors des "Contemporary Jazz Awards 2010", meilleur nouvel artiste, meilleure artiste féminine, meilleur joueur de cuivre, la trompettiste Cindy Bradley est parée pour l'avenir. Après avoir commencé le piano à six ans, Cindy s'est orientée vers la trompette et, à l'âge de 12 ans, elle commence à se produire professionnellement avec un jazz band de Buffalo nommé "Sugar and Jazz" (ils ne perdent pas de temps aux us). Cindy a ensuite obtenu un baccalauréat en études de jazz au "Ithaca College" et une maîtrise en trompette de jazz du Conservatoire de la Nouvelle-Angleterre. Depuis lors, après un passage dans la plupart des clubs de jazz de New-York et des prestations avec plusieurs groupes funk et jazz-fusion, la trompettiste n'a pas mis longtemps pour être repérée par l'industrie du disque, ainsi le producteur Michael Broening (George Benson) lui a mis le grappin dessus avant les autres et voilà le résultat. Avec "Unscripted" Cindy Bradley ajoute son nom à la liste des trompettistes de légendes du Smoothjazz comme, Chris Botti, Herb Alpert ou Rick Braun. Cet album innovant établit sa réputation comme l'un des musiciens de jazz contemporain de premier plan.
Guitare : Thano Sahnas (Grèce)
Sur Youtube, vous pouvez également écouter d'autres morceaux du disque : Massive Transit (ça donne grave !), a New Day ou Footprints qui est une reprise de Wayne Shorter en collaboration avec Miles Davis.
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23 juillet 2011
Artiste : Nate Harasim - Album : Rush (2011)
Bien que Nate Harasim ait signé avec Rhythm Records Trippin / Sony BMG comme artiste de jazz contemporain, le pianiste natif du Michigan refuse de se laisser enfermer dans un style particulier, il suffit d'ailleurs d'écouter son dernier album pour s'en convaincre. L'explication vient certainement du fait qu'il a grandi influencé par la Motown et sa formation musicale a été façonnée par l'institut de musique de Flint, il a gardé en lui l’intrépidité de Detroit. De toute évidence, l'avenir de ce jeune artiste est à la hausse, il est définitivement à surveiller. En tant que producteur, Nate reste extrêmement occupé et a récemment eu l'honneur de travailler avec Dave Koz.
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16 juillet 2011
Artiste : Euge Groove - Album : Sunday Morning (2009)
Euge Groove, de son vrai nom Steven Eugene Grove, est l'un des saxophonistes les plus connus du Smoothjazz. Arrivé assez récemment sur la place (2000), Euge Groove faisait auparavant parti du groupe Tower of Power. Suite à cette expérience, le saxophoniste a réalisé quelques séances de travail avec des artistes comme Eurythmics, The Gap Band, Huey Lewis and the News, Elton John, Bonnie Raitt, Aaron Neville, Eros Ramazzotti, Richard Marx et une tournée mondiale avec Tina Turner. Depuis son premier album "Euge Groove", tous ses disques rencontrent un franc succès, il est, comme son nom l'indique, le saxophoniste du groove cool par excellence. En 2009, après avoir travaillé chez Warner bros Records, pour ses débuts, et Narada, Euge déménage chez Shanachie Entertainment où il collabore avec Paul Brown (c'est la règle).
N.B. En mai dernier, Euge a sorti son dernier disque "S7ven Large"
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12 juin 2011
Artiste : Paul Hardcastle - Album : Paul Hardcastle VI
Natif de Londres, Paul Hardcastle est certainement l'un des musiciens les plus prolifiques du Smoothjazz. Au début des années 80, Paul, plus attiré par les montages vidéos et la publicité, n'avait pas vraiment la fibre musicale. Après seulement quelques mois en solo, Paul a quand même réussi à convaincre un groupe de Chelsea qu'il pouvait devenir leur claviériste.
Par la suite, en tant que membre à part entière du groupe, artiste solo et producteur de remix, Paul est devenu incontournable dans les clubs londoniens. Ses incursions dans le jazz pop commencèrent vraiment au début des années 90.
Ses plus grands hits de l'époque "Rainforest et, surtout "Nineteen" vendu à plus de 4 millions d'exemplaires à travers le monde, resteront sa marque de fabrique malgré l'excellent travail effectué depuis lors. Un bémol quand même pour son disque précédent. J'avais dit, à l'époque, que les reprises à outrance à peine modifiées devenaient singulièrement rébarbatives. Avec son sixième album, l'artiste s'est bien rattrapé.
PH a déjà vendu plus de 11 millions de disques à travers le monde et ne montre aucun signe de ralentissement. Bravo !
N.B. Le disque sortira le 21 juin prochain, mais vous pouvez déjà télécharger sur Amazon chaque enregistrement de l'album en MP3.
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29 mai 2011
Artiste : Thom Rotella - Album : Can't Stop (1997)
Thom Rotella est incontestablement l'un de mes guitaristes préférés. Pour cette raison, je n'ai pas pu m'empêcher de vous présenter ce morceau déjà diffusé sur ce blog en avril 2010.
Thom est né et à grandi à Niagara Falls (New York) dans une famille très musicale. À l'âge de huit ans, il voulait déjà devenir musicien professionnel. Ado, il a commencé à jammer avec des groupes de rock au lycée. Inscrit à Ithaca Collège comme Radio & TV majeur, puis transféré à Berklee College of Music, où son accent fut mis sur la performance et l'improvisation, Thom s'est imposé comme une référence dans la célèbre institution. J'ai été inspiré par un large éventail de joueurs de guitare électrique et acoustique, allant de Wes Montgomery et George Benson à Eric Clapton et le virtuose classique Andrés Segovia, dit-il.
A Los angeles, Le guitariste est rapidement devenu un musicien de studios parmi les meilleurs de sa génération. Il a d'ailleurs joué et enregistré avec une grande variété d'artistes bien connus à la fois dans le jazz et la musique pop (*).
Can't Stop, sorti en 1997, fût à l'époque, l'un des disques les plus diffusés sur les radios US. Dans les années 90, le style assez proche de Norman Brown fit le succès du guitariste dans le petit monde du jazz contemporain. Après un passage de plusieurs années dans la quasi-totalité des studios et des clubs de L.A., puis de New-York, Thom retrouve ses racines avec son dernier disque "Out of the blues", sorti en 2008.
(*) La liste inclut des pop stars comme Donna Summer, Cher, The Beach Boys, Lionel Richie, Bette Midler, Luciano Pavarotti et Frank Sinatra.
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08 mai 2011
Artiste : Paul Hardcastle & Marvin Gaye - Album : VI (sortie prévue le 21 juin)
Trop fort ce Paul !
Vous prenez deux des plus grands enregistrements de Paul Hardcastle, "Rainforest" et "Nineteen"(*), vous y collez la voix de Marvin Gaye avec un brin de saxophone et vous aurez peut-être un tube planétaire. Original et bien sympathique, mais finalement un peu facile. D'après les premières critiques, il semblerait que le plus difficile fut la longue négociation avec la famille de Marvin Gaye. Malgré cela, j'ai hâte d'écouter le disque en entier car certains extraits comme "into the blue", " Easy come easy go", "DC Boogie" ou "Night time hustle" ont l'air vraiment sympa. Serait-ce le retour du grand Paul Hardcastle ?
(*)Tube planétaire sorti en 1985
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